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Madagascar - Mahajunga (2008)

Christian de Bray

 
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   Madagascar - Mahajunga (2008)

  
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Madagascar – Mahajunga  2008  

Est-ce l’enfer ou le paradis ? 
 

Il fait chaud, très chaud.

J’ai quitté l’hiver de Belgique pour la fin de la saison des pluies au nord-ouest de Madagascar.  J’ai pris l’avion pour Mahajunga. S. m’attend à l’aéroport.  Elle est pareille à elle-même, n’a pas changé, si ce n’est un chapeau de paille sur la tête et un cartable qu’elle tient sous le bras.  Elle  revient de ses cours. Elle m’amène à la maison où elle vit avec sa mère qui est professeur d’éducation physique. 
 

Le lendemain de mon arrivée nous partons pour Manaki, à 60 kilomètres de Mahajunga.  Pour commencer il faut traverser l’embouchure du fleuve et arriver à Katsepy.  Les deux ou trois barques matinales n’attendent pas d’être chargées, mais bien d’être surchargées, pour partir.  Nous croisons une pirogue.  L’eau ondulante du fleuve, brune et fauve, est à 5 centimètres du bord… Ciel notre embarcation est-elle enfoncée dans l’eau à ce point ?  Trois quarts d’heure de navigation. Je suis le seul touriste (comprenez : « Vasa »), parmi tous ces malgaches, et sur la presqu’île, un seul hôtel.  Celui de madame Chabeau, établit depuis un peu moins d’un siècle.  Les Chabeau doivent probablement faire partie d’une famille d’anciens colons n’ayant pu  faire leur deuil de l’empire colonial. Dans cet hôtel, tout est absolument impeccable. Beau bungalow et repas copieux.

Quand je me promène sur la plage, de fort jolies filles me lancent des :

« Vasa, coco ? Vasa, coco ?   Vasa, coco ? »

Et, pendant le restant du voyage, je vais m’appeler  « vasa coco »,  à la plus grande hilarité des Malgaches que je croiserai, en ville comme à la campagne.

Nous partons donc pour Manaki, quatre heures, nous dit le chauffeur.  Mais alors pourquoi deux mécaniciens dans cette ancienne Renault, ressemblant à un minibus, mais 4 x 4.  Quatre passagers à l’avant et une vingtaine derrière.  Sans compter quelques clients sur le toit, entre de nombreux colis en tous genres. 
 Grands bancs de sables, profondes ornières devant lesquelles le chauffeur s’arrête, comme pour reprendre son souffle.  Ordre bref lancé… et le mécanicien se glisse, comme un serpent,  sous le mini-bus muni d’une clé de treize parce que la commande du blocage de différentiel a rendu l’âme depuis longtemps.  Le passage difficile traversé, le mécanicien va remettre, sous le bus,  le boulon au point neutre.   

Avant de passer une rivière, le véhicule s’embourbe pesamment. L’inclinaison  du véhicule s’accentue.  On le secoue de gauche à droite.  Pour finir, on accroche une corde au pont avant et « ho hisse », « ho hisse »,  « ho hisse», les passagers tirent, tirent, tirent, et le bus sort de l’ornière, sans avoir oublié d’éclabousser généreusement les aidants.  Par chance, je suis resté à l’écart pour prendre des photos !  Pendant tout ce temps le moteur n’a pas été arrêté… car pas de démarreur !  Au trajet prévu en quatre heures on ajoute donc déjà deux heures.  Nous sommes partis à midi et il est déjà quatre heures !  
 

Soudain un clong-clong se fait entendre dans le pont arrière !  Le chauffeur arrête le véhicule.  La panne semble plus importante !
 Un mécanicien à chaque roue. Après avoir déboulonné douze boulons par essieu, on sort les axes de fusée du pont.  Puis on démonte le cardan arrière, puis on enlève tout le différentiel… Où cela va-t-il s’arrêter ?  Tous les engrenages, et les billes des roulements, sont alignés sur de vielles loques mais l’huile du pont à été récupérée !  Rien d’explicable dans tout cela !  Les plaquettes de sertissage des boulons ont été réutilisées plusieurs fois mais aucun boulon ne manque !  On découvre qu’un petit axe est tout simplement brisé et les dents des engrenages, fort abîmées ! 

Perplexe, le chauffeur réfléchit…
  Plus aucun passager n’a de crédit sur sa carte GSM mais de toutes façons l’endroit où nous nous trouvons n’est pas couvert par un réseau !  Et voilà que le chauffeur et son mécanicien partent avec mon téléphone portable à la recherche d’un peu de hauteur, parce qu’il parait qu’une butte ou même un cocotier ferait l’affaire.  Donc Vasa coco est sans téléphone et si, d’aventure, un véhicule passait je serait obligé d’attendre le retour de mon téléphone. 

A 18h00, voilà le chauffeur de retour.  Mais le ciel est déjà sombre.  Les passagers cuisinent au charbon de bois.  La pièce est supposée arriver dans deux heures.  Elle arrivera par moto…  Je n’avais pas prévu cela !  Est-ce possible ? 

A 18h30 il fait noir à Madagascar, comme dans toute l’Afrique !  Les voyageurs étendent par terre une bâche ayant servi à emballer du poisson et nous invitent à nous étendre en famille…  Ils allument même un feu, comme pour empêcher l’approche des animaux sauvages, mais  à Madagascar il n’y a pas de  lions ou hyènes… 
 Pendant ce temps, le chauffeur et les deux mécaniciens continuent à nettoyer méticuleusement les pièces avec mes lingettes humides, prêtées pour la circonstance.  Ma lampe frontale leur vient en aide.

Le vasa coco avait-il tout prévu ?  
 

Non, il sait seulement qu’il ne voyage pas en classe touriste mais en classe tous risques… 
 

En fait,  raconter ce récit de voyage est quelque peu banal pour l’Afrique.
 Entretemps, un voyageur est parti à pied et dix autres sur un char tiré par deux zébus.  Je m’étends un peu dans l’obscurité.  Les voyageurs qui restent me demandent de leur raconter une histoire.  Je n’ai pas d’histoires à raconter mais me dis prêt à répondre à leurs questions…  Je leur explique que la distance Bruxelles – Paris est parcourue en une heure vingt… que les autoroutes sont éclairées la nuit….  Et que le carburant est à peu près au même prix à Madagascar qu’en Belgique.  S. traduit.  Et pendant le temps de réflexion que j’ai pendant les traductions,  je me demande si je fais bien de les démoraliser à ce point.   Ils me répondent que nous, en Europe, nous vivons stressés et eux pas.  Ouf ! 

A minuit une voiture 4 x 4 arrive et non une moto.  Enfin la pièce tant espérée !    Mais très vite on constate que la pièce est trop longue de deux millimètres…rendant l’assemblage impossible. 

Avec la 4 x 4 nous arrivons à la fin de notre périple à trois heures du matin. Il restera encore à effectuer la dernière partie, pédestre, de notre voyage.  Impossible de continuer à cette heure. 

Le village dort.  Je m’allonge sur la table d’une gargote, ma gibecière faisant oreiller.  Quelle nuit !  A 4h00, je dois uriner… Le bruit, dans le silence de la nuit, réveille les quelques habitants proches. On semble me poser des tas de questions.  Totalement incompréhensibles pour moi.  Comment répondre dans cette langue ?  
 

Je crie : « Vasa coco,  Vasa coco,  Vasa coco… ».
 

Le propriétaire vient me dévisager avec sa lampe de poche.   Il semble satisfait de sa découverte.  Impossible de refermer l’œil.  Les gens se parlent d’une case à l’autre.
 Et j’entends des « Vasa coco » résonner dans tous les coins du village. 

Les moustiques font un bourdonnement inamical…
 

A cinq heures, les premières lueurs du jour naissent dans une couleur orange et sang.  Je trouve une petite cantine et achète deux bouteilles d’eau et un paquet de biscuits salés.  Il reste à passer le bras de  la rivière.  On se déchausse.  Pour finir nous prenons une pirogue.  17 km restent à accomplir en « marchant à pied », comme dit S.


A deux kilomètres de Namaki, alors que l’on aperçoit déjà les bâtiments de  la sucrerie, un véhicule débouche d’une allée transversale, et nous prend en stop.  Quatre chinois à l’intérieur.  S. qui connaît bien Namaki pour y être née, m’explique qu’avant la ville était prospère, quand la sucrerie était tenue par les français.  La production a périclité sous le régime malgache…  Aujourd’hui, 16 chinois ont pris possession de l’usine et tentent de la faire fonctionner à nouveau. 
Mais il est  difficile de relancer une plantation quand la nature est redevenue sauvage.   

Je longe la côte.  La mer déborde sur la route.  Elle forme une plaque ondulante et miroitante.  Les cocotiers sont rangées de  «  i »  surplombés de parasols.  A croire que la vie a totalement disparu ?  Mais quelques crabes avancent, les yeux pointés vers le ciel bleu et blanc.  Ils avancent et s’arrêtent et avancent et s’arrêtent, de peur d’être pris ? 

Plus loin la mer s’est retirée laissant remplies les profondes ornières.  Il fait étouffant malgré le vent qui vient du large et du canal de Mozambique.
 

Je suis triste déjà…
Sans toi…
Mada… 

Je m’avance comme dans un souvenir.  Je m’avance dans tes bras qui se referment.  Comme pour laisser trace en moi.  Des arbres sont arrachés deçi-delà.  Ouragan ?  Cyclone ?  Reste de Tornade ? 
Un peu de fumée noire monte au loin semblant sortir de l’océan. 

Je suis triste déjà…
Sans toi…
Mada… 

Dans ma chambre, où il fait déjà tout noir, j’attends le sommeil que suit le soleil.  Il n’y a pas d’ombres qui s’allongent, qui miroitent, qui scintillent…
 Demain, je pars !

Je suis triste déjà…
Sans toi…
Mada…